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mercredi 27 septembre 2023

L'engagement réussit à Goscinny

Un peu plus d'une année s'est écoulée depuis que la classe de 4eC (2021-2022) du Collège René Goscinny a rendu sa copie, pour le Concours Clémenceau. Concours organisé conjointement par le Ministère de l'Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports et le Ministère de l'Intérieur, visant à faire découvrir aux élèves l'engagement des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) au quotidien, il participe à transmettre et faire vivre les valeurs de la République autant qu'il contribue à l'éducation de futurs citoyens, éclairés, libres et engagés.

Ainsi, écrivant le projet "Fahrenheit 451", les élèves de 4e ont profité d'une exposition organisée par le Centre d'Incendie et de Secours de Vaires-sur-Marne à l'occasion des 50 ans du SDIS 77, ils ont été sensibilisés aux Gestes Qui Sauvent, ils ont découvert le métier de policier, enquêté sur les études pour intégrer les FSI et visité le Commissariat de police de Noisiel, sous l'égide du Commandant divisionnaire honoraire, M. Saadi Mansour, sans négliger de pratiquer la grammaire sur une anecdote extraite de Sauve Qui Peut, Aventures d'un pompier volontaire écrit par M. Patrice Romain, Principal et Sapeur-pompier volontaire (ER). 

Deuxième phase du concours : les élèves ont réalisé un travail collectif sur le thème des "relations de confiance entre les forces de sécurité intérieure et les jeunes". Si le choix du court-métrage (pour la forme) a fait l'unanimité, l'écriture du scénario a d'abord exacerbé les différences au sein du groupe classe. Les élèves de 4eC ont effectivement imaginé cette histoire dont l'inspiration et la portée trouvent leur ancrage dans la microsociété de la classe, où se côtoient à égalité des jeunes de tous horizons, où les uns, par leurs exactions, qu'elles soient pratiquées par imitation ou par ennui, risquent le malheur des autres, dont le seul "défaut" est d'être fille et fils de policier, pompier ou gendarme... Au-delà de la prise de conscience de l'illégitimité de ces violences, comme des 1893 agressions subies par les sapeurs-pompiers en 2021, selon l'observatoire national des violences envers les sapeurs-pompiers (https://www.interieur.gouv.fr/Le-ministere/Securite-civile/Documentation-technique/Les-sapeurs-pompiers), ou de celles narrées par Patrice Romain, l'enjeu était aussi de fédérer pour porter un message engagé. De fait, la mention "engagement" attribuée par le jury académique a récompensé leur travail autant qu'elle est le signe que leur implication citoyenne a été reconnue.

Privés de cérémonie de remise du Prix académique le 28 juin 2022, à Provins, les élèves de l'ex-4eC, désormais éparpillés en classes de 3e, ont été mis en valeur le 20 octobre au réfectoire du collège pour y recevoir leur récompense des mains de nombreuses autorités assemblées pour l'occasion, qui sont venues grossir les rangs des parents d'élèves, professeurs, et devant la nouvelle équipe dirigeante du collège. Ont notamment honoré les récipiendaires de leur présence M. Thénard Duvivier, Directeur Académique Adjoint des Services de l'Education Nationale, M. Maestracci, Directeur Départemental des Services d'Incendie et de Secours de Seine-et-Marne, Mme Marsol et M. Chastan, Inspecteurs d'Académie, M. Chappée, Professeur d'Histoire-Géographie-EMC et Chargé de mission "politiques interministérielles", le Commandant Mansour, Les Lieutenants Morin, chef de centre du CIS de Vaires-sur-Marne, et Moufflier de la Mission aux risques de sécurité civile, M. Labitotière, Chef du service de police municipale ou encore Mme Jardin, Maire de Vaires-sur-Marne, accompagnée des membres de son Conseil municipal.

Quelques élèves de 3e ont également reçu leur diplôme du PSC1 (Prévention et Secours Civique de niveau 1) lors de cette soirée solennelle. Désormais formalisée par une Convention avec le SDIS77, la Classe Engagée 77 du Collège René Goscinny s'attache à pérenniser cette relation fructueuse. Ainsi, 7 élèves ont encore pu se former au PSC1 cette année, grâce à l'implication du Lieutenant T. Lefrand, pour devenir citoyen-sauveteur. Il leur appartient désormais de défendre ce projet lors de la soutenance du DNB dans le cadre du Parcours Citoyen.

Cette même Classe Engagée a eu le privilège de se rendre au Centre National des Sports de la Défense, à Fontainebleau, le mercredi 10 mai 2023, pour y disputer le "Rallye de la Victoire". Célébrant le 8 mai 1945 et sous la figure emblématique de Jean Moulin (dont nous célébrons les 80 ans de la mort), 11 équipes issues de 7 établissements de toute la Seine-et-Marne se sont mesurées les unes aux autres lors d'ateliers animés par les partenaires : "Sentinelle à l'école" par les Armées, "Laser Run" par les réservistes opérationnels et citoyens de la DMD77, création d'un Bleuet avec l'Œuvre nationale du Bleuet de France, "Explique-moi une cérémonie par l'Office National des Combattants et Victime de Guerre, Jeu "Décision Défense" par la Direction du Service National et de la Jeunesse, "Les Dangers d'internet" par la Direction Départementale de la Sécurité Publique, "Le Cyberharcèlement" par le Groupement de la Gendarmerie Départementale, Sensibilisation à la Sécurité routière par la Préfecture, "Quiz et défis citoyenneté" par l'IHEDN, "Je fais ma valise" et "Les Comportements qui sauvent" par le SDIS77 et du handibasket avec l'UNSS. Autant de défis mettant en jeu les valeurs républicaines, dans un dialogue armée-jeunesse, et sous la houlette des représentants publics, où enseignants, pompiers, militaires des armées et de la gendarmerie, soudés devant les adolescents, se sont évertués à transmettre le sens du service et proposer des modèles à imiter, avec dynamisme et humilité. L'équipe formée de Sana Bouaddi, Aïssé Doucouré, Farès Abdesslam, Matis Altruye, Kalvine Marquet, Nicolas Mora, Nassim Ait Hammou et William Granlin, a pris beaucoup de plaisir à vivre cette journée, enrichie des savoirs et des compétences des différents intervenants. Cette édition 2023 s'est finie en apothéose lors de la cérémonie de clôture sur la place d'armes du CNSD de Fontainebleau, où la Classe Engagée 77 du collège Goscinny s'est illustrée en remportant, des mains de M. Le Préfet, L. Beffre, le 1er Prix du Rallye de la Victoire, le solennel n'occultant rien de la joie de nos adolescents. 



"Il ne faut jamais insulter l'avenir" (Lieutenant-Colonel J.-L. Garban, DMD77)


© EstherProfesseur

#Français
#ParcoursCitoyen #ParcoursAvenir #ClasseEngagée77 #ConcoursClémenceau

jeudi 28 mai 2020

Créer une salle de classe virtuelle




Aussi plaisante que puisse être la conception de cette salle de classe (suivant le tutoriel d'un prof heureux), le virtuel ne vaut pas la réalité de la relation à l'élève.


© EstherProfesseur

#Français
#continuitépédagogique

dimanche 24 mai 2020

Magie de la poésie

Je suis un gros nul
Personne n'ose penser que
Je suis capable d'accomplir de grandes choses
Je sais que
Je raterai tout ce que j'entreprendrai
Je ne crois plus que
Je peux réussir
Je suis persuadé que
Je ne vaux rien
J'ai arrêté de me dire que
J'ai confiance en moi
Je suis convaincu d'une chose :
Je suis quelqu'un d'inutile
Et ce serait idiot de penser que
Je suis une belle personne

Léni Cassagnettes




Tu viens de lire ce poème de haut en bas. Relis-le de bas en haut ! A consommer sans modération.

Qui est donc cette poétesse, dont tu découvriras qu'elle a d'autres cordes à son arc ? Clique !


#poésie #citation #motivation #confianceensoi

dimanche 3 mai 2020

Avoir le swag


René Goscinny a collaboré avec beaucoup de dessinateurs différents, avec à chacun leur style propre : Sempé pour Le Petit Nicolas, Uderzo pour Astérix et Obélix, Tabary pour Iznogoud ou Morris pour Lucky Luke, pour ne citer qu'eux.

vendredi 20 mars 2020

jeudi 18 juillet 2019

Jouer perso.

Lundi 26 novembre 2018, 15h15 à 16h10 (S3), en salle 139.


Le premier devoir de grammaire de l'année de 3ème portait sur les niveaux de langue, les types et les formes de phrase et enfin, par extension voix active et voix passive. Pour des notions aussi élémentaires, relevant de la révision, je ne m'attendais pas à ce que les résultats soient aussi désastreux. Dans un accès de bonté, exception faite des niveaux de langue, je planifie un nouveau contrôle, sur les mêmes notions de telle sorte que les élèves apprenant aussi de leurs erreurs puissent obtenir une bien meilleure note et que par voie de conséquence, ils entament cette année décisive, leur confiance en eux regonflée.

mercredi 17 juillet 2019

Wech, M'sieur le Président ?

- "Ça va, Manu ?
- Non, ça, tu ne peux pas. Non, non, non, non.
- Désolé, Monsieur le Président.
- Tu es là, dans une cérémonie officielle, tu te comportes comme il faut. Tu peux faire l'imbécile mais aujourd'hui, c'est la Marseillaise et le Chant des partisans, tu m'appelles Monsieur le Président de la République ou Monsieur !"


Maîtriser les niveaux de langue, c'est pouvoir s'adapter à son destinataire. Et on ne s'adresse pas à son patron, comme à son pote ! En effet, les niveaux de langue varient selon les circonstances, la personne qui parle, l'interlocuteur, le type d'écrit et l'effet recherché. Le niveau de langue répond toujours à une intention : caractériser un personnage, situer l'intrigue dans un milieu particulier, le niveau de langue est un marqueur social fort.

jeudi 14 mars 2019

Histoires de chips et d'honneur.

Mercredi 16 janvier 2019, 10h40 à 11h35 (M3), en salle 139.


La classe de 3ème E entre en salle 139. Chaque élève rejoint sa place et attend le signal pour s'asseoir. Ils sont sensiblement agités aussi, je les fais patienter. En dépit de cela, son sac ouvert sur sa table, Taïra déguste ses chips. Je lui signale que son attitude faillit au règlement intérieur, en plus de me courir sur le haricot. Elle se défend arguant qu'elle n'a pas petit-déjeuné le matin même, alors qu'elle remonte tout juste en classe après la récréation. 

La situation m'inspire et par bienveillance, pour lui éviter un rapport qui viendrait entacher son dossier scolaire, je la mets au défi. Les épreuves de DNB blanc approchent, c'est une occasion rêvée pour improviser une révision sur les temps du discours et les temps du récit dans l'exercice de réécriture.

mardi 19 février 2019

Les végétations de Taïra.

Mardi 12 février 2019, 11h35-12h35 (M4), en salle 139.


Après consultation du résultat de DNB blanc de Français, pour la demi-classe de 3èmeE, l'ambiance de cette heure d'Aide Personnalisée devient profondément studieuse. Au programme, la méthodologie du sujet de réflexion : de l'analyse du sujet à la distinction argument/exemple, la concentration est de mise.

Taïra s'applique à participer au cours, elle hasarde parfois des réponses, sans réfléchir. La lecture enrichit une culture, ouvre des horizons : argument ou exemple ? Une chance sur deux. Je lui fais les rappels qui s'imposent : 
- si c'est de l'ordre du général, de l'abstrait, il s'agit d'un argument,
- à l'inverse, si c'est de l'ordre du particulier, si ça relève d'un cas concret, il s'agit d'un exemple, qui illustre l'argument. Comme dans les livres d'enfants, où l'illustration propose une interprétation personnelle d'un texte.

En me référant au sujet de DNB blanc, à la question : "Selon vous, est-il utile de raconter la guerre ?", tu peux soutenir l'argument : "Oui, il est utile de raconter la guerre pour en faire une critique, une dénonciation." et à titre d'exemple, tu peux recourir à ce qu'on a étudié avec Mémoires d'un rat de Pierre Chaine. Dans Mémoires d'un rat, l'auteur Pierre Chaine dénonce aussi bien la censure médiatique dès l'incipit qu'il critique le ridicule des uniformes militaires bleu horizon, qui rend les soldats plus visibles pour l'ennemi, dans l'extrait où Ferdinand est adoubé soldat de la douzième escouade de la onzième compagnie.

Ce tâtant la gorge, elle m'interrompt :
- "Madame, si on a les ganglions, ça veut dire qu'on est malade ?!
- Alors, écoute, je ne suis pas médecin, mais il me semble que les ganglions sont un signe d'infection sur...", fouillant ma mémoire d'ex-scientifique et ma propre expérience.
Un peu désarçonnée par l'incongruité de son intervention, le mot m'échappe. Je reprends en tentant un autre pont vers un texte étudié ensemble.
- "Les végétations... comme Michel Leiris. Tu te souviens du texte "Gorge coupée" ?! On les lui a arrachées."
Elle ne m'écoute plus, ses grands yeux perdus dans le vague et se massant toujours la gorge. Elle s'exclame tout à coup, interloquée : "Ça veut dire que j'ai des feuilles qui poussent dans la gorge ?!"
J'éclate de rire, tant il est difficile de résister devant sa spontanéité et naïveté.

Les amygdales. Le mot rejaillit dans mon esprit. J'explique : Les amygdales sont un amas de tissus, un organe où se logent virus et bactéries qui causent les angines, notamment. Taïra ne manque jamais de voix.



Mercredi 13 février 2019, 10h25-11h35 (M3), en salle 139.


Prenant des nouvelles de Taïra, dont je suis rassurée de constater qu'elle n'est pas malade :
- "Comment vont tes végétations ? Tu as consulté un spécialiste ?
- J'ai des graines, mais il faut attendre que ça pousse et ça va donner un sycomore."
J'acquiesce d'un signe de tête, convaincue qu'elle a perçu le contre-sens sur le mot de végétations.



© EstherProfesseur

#Français
#polysémie

samedi 16 février 2019

Le roi du peigne.

Mardi 12 février 2019, 9h25-10h20 (M2), en salle 139.


Bien alignés le long du mur, les élèves de la classe de 4èmeD entrent sagement en classe. Nous nous saluons avec enthousiasme et respect. Rebroussant chemin alors qu'il vient de franchir le seuil de la salle, Iddy me questionne : "Madame, pourquoi vous dites toujours "Bonjour Iddy !" ?" Je lui rends simplement la politesse : il a invariablement la délicatesse de me dire "Bonjour Madame Thomas !" - ni "Bonjour", ni "Bonjour Madame", un franc "Bonjour Madame Thomas !" -, le sourire bien attaché sur sa frimousse ronde, alors j'ai beaucoup d'honneur à le saluer par son prénom. Suit Dominique, que j'interpelle au passage. Il pense mieux réfléchir son peigne à la main, plutôt qu'avec un stylo ! "Tu me ranges ton peigne dans ton sac, je ne veux pas le voir !... Sinon, je te le prends et je le casse en deux, direction la poubelle !", ajouté-je avec un brin de menace, tandis que je fais asseoir la classe.

Ce n'est déjà pas la première fois que je lui fais gentiment la remarque que cet outil lui ait d'aucun secours, au collège. "Est-ce que je sors mon sèche-cheveux, mon fer à lisser et mes bigoudis de mon sac pour te faire cours, moi ?... Non !", devant la classe à témoin.

Dina se vante. "Ça m'est arrivé de l'ramener au collège, mon fer à lisser, dans mon sac !" Un peu inquiète et curieuse, je l'interroge : "Tu ne vas pas me dire que tu te refais une beauté aux toilettes !?" Elle objecte : "Non, non, y' a pas de prise dans les toilettes, d'façon !" A ma mine dubitative, elle renchérit : "Après le collège, au Prado !" Enzo s'assure que je connaisse ce qu'est le Prado. J'ai beau avoir emménagé récemment, je suis suffisamment renseignée sur leur repère. "En face du collège", ajoute-t-il. A titre d'anecdote, comme un avertissement, je relate :"Après on s'étonne d'avoir affaire à des élèves de BTS MUC, qui se peinturlurent les ongles en vert grenouille sous le nez du prof de Français !" Brouhaha au sujet de Sheryhane. A l'intention de l'élève, qui s'agite sur sa chaise, gênée, indubitablement coupable, j'adresse, avec un sourire de connivence :"En école d'esthétisme, et seulement dans ce contexte !"

Un peu laborieusement, la classe est occupée à formuler des arguments pour répondre à la question suivante : "Pourquoi faut-il lire des romans de science-fiction comme Le Passeur de Lois Lowry ?" Dina et Noura proposent un premier argument, assez spontanément : Lire des romans de science-fiction permet de développer son imagination. En guise d'exemple : Jonas vit dans un monde totalement étranger du nôtre, où les couleurs n'existent même pas. Il faut donc faire un effort d'imagination pour nous représenter Jonas évoluant dans sa communauté.

En dépit de mon avertissement, je le surprends en flagrant délit ! Mon Dominique est en train de se masser le cerveau, les dents du peigne traçant des sillons dans ses cheveux crépus. Je ne peux pas me discréditer. Je lui confisque son peigne et conformément à ce dont je l'avais prévenu, je plie le peigne en deux, qui résiste un peu. Je le glisse entre mes genoux, tout en projetant de racheter un peigne pour que ce ne soit pas au détriment de ses parents. Le peigne cède sous la pression de mes genoux, une dent s'envole dans l'air jusque devant le tableau. Quoique je sois en pleine démonstration d'autorité, un peu fébrile, je me vois déjà devoir rendre des comptes et expliquer aux parents pourquoi j'ai brisé le peigne de leur fils, en classe. Je laisse choir le peigne dans la poubelle. Pourtant, j'assume et soutiens à l'intention de Dominique que ça ne me pose aucun souci de décrocher mon téléphone pour expliquer mes agissements. Enzo confirme que j'ai eu raison d'agir ainsi, je suis rassérénée.

Dominique a la mine déconfite, sans doute un peu estomaqué par mon audace. De l'autre côté de la classe, les yeux écarquillés, la bouche de Léon fait un O derrière sa main. Aux murmures à peine feutrés, je comprends soudainement que Léon a donné ce peigne à Dominique. Égratigné dans son amour-propre, Dominique minimise l'incident en marmonnant. 

Le cours reprend. De devant le tableau, la démonstration me semblait faite : se peigner en cours de Français est une attitude inappropriée et qui ne participe pas à signaler l'intelligence de l'élève.

Dix minutes de cours se seraient-elles écoulées, que voilà mon Dominique surpris en pleine récidive. Il a de nouveau en peigne en main, qu'il vient de passer dans ses cheveux. Je l'apostrophe fermement : "Rapport ! A ce niveau-là, Dominique, c'est de la provocation à mon égard !"... Je suis dépitée.

La semaine dernière, je me targuais des progrès de l'élève en terme d'attitude, que je ne me privais pas de signaler dans le carnet de correspondance à la page "Progrès et mérite" (après vérification, non visé par les parents).

L'heure s'achève. Dominique quitte la salle sans un au revoir. Le récit bruite dans le couloir. Tout en les observant depuis le bureau, deux élèves se glissent dans ma salle et vérifient la présence du peigne cassé dans la poubelle.


Bref. Dominique s'est fait une réputation de "narcissique" auprès de ses camarades qu'il s'applique à entretenir : il employait - j'ose l'imparfait au lieu du présent - son cours de Français à discipliner son cheveu rebelle.

Mais je croyais que le roi du peigne, c'était Travolta !!??
Blow Up : Coup de peigne pour Travolta dans La Fièvre du samedi soir.


© EstherProfesseur

mardi 29 janvier 2019

Chaque enfant apprend par l'exemple.

S'il vit entouré de critiques,
il apprend à blâmer.

S'il vit entouré d'hostilité,
il apprend à être agressif.

S'il vit entouré de moquerie,
il apprend à être timide.

S'il vit entouré de honte,
il apprend à se sentir coupable.

S'il vit entouré de tolérance,
il apprend à être patient.

S'il vit entouré d'encouragement,
il apprend à agir.

S'il vit entouré d'éloges,
il apprend à complimenter.

S'il vit entouré de probité,
il apprend à être juste.

S'il vit entouré de sécurité,
il apprend à faire confiance.

S'il vit entouré d'approbation,
il apprend à accepter.

S'il vit entouré d'amitié,
il apprend à aimer la vie.

Dorothy Law Nolte



#citation #motivation

samedi 26 janvier 2019

Après quelques temps, tu apprendras...

Après quelques temps,
Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.
Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s'appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.
Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses...
Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d'un enfant.
Et tu apprendras à construire aujourd'hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l'habitude de ne pas tenir ses promesses.
Après un certain temps,
Tu apprendras que le soleil brûle si tu t'y exposes trop.
Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.
Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l'âme.
Tu apprendras qu'il faut beaucoup d'années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.
Tu apprendras que les vraies amitiés continuent de grandir malgré la séparation. Et que ce qui compte, ce n'est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.
Et que les bons amis sont la famille qu'il nous est permis de choisir.
Tu apprendras que nous n'avons pas à changer d'amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.
Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n'importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.
Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c'est la dernière fois que nous les voyons...
Tu apprendras que les circonstances, et l'ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.
Tu commenceras à apprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.
Tu découvriras qu'il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court...
Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.
Et qu'être souple le signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l'aborder.
Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu'il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.
Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.
Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu'elle te piétinera si tu tombes, est l'une des rares qui t'aidera à te relever.
Mûrir dépend davantage de ce que t'apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.
Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus à tes parents que tu veux bien le croire.
Tu apprendras qu'il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes ; et ce serait une tragédie s'il te croyait, car cela lui enlèverait l'espérance !
Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d'être cruel.
Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t'aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu'elle ne t'aime pas autant qu'elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver...
Il ne suffit pas toujours d'être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même...
Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné...
Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s'arrête pas de tourner.
Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d'attendre que les autres te portent des fleurs...
Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer ; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t'imaginaire ne plus pouvoir avancer !
C'est que réellement, la vie n'a de valeur que si tu as la valeur de l'affronter !

William Shakespeare.


#citation #motivation

Le jour où je me suis aimé pour de vrai...


Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai compris qu'en toutes circonstances,
j'étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j'ai pu me relaxer.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... l'Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n'étaient rien d'autre qu'un signal
lorsque je vais à l'encontre de mes convictions.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... l'Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé de vouloir une vie différente
et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai commencé à percevoir l'abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d'obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment...
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai commencé à me libérer de tout ce qui n'était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l'égoïsme.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... l'Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé d'avoir peur du temps libre
et j'ai arrêté de faire de grands plans,
j'ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime
quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd'hui, j'ai découvert... l'Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir.
Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s'appelle... la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c'est... le Savoir vivre.

Kim & Allison McMillen


#citation #motivation